DRAPEAU du PAYS de RETZ
Descriptif historique par Romuald Renaud
Les précisions historiques établissant la conception de ce drapeau ont été confirmées exactes par l’Institut Culturel de Bretagne(1)*, la Société Bretonne de Vexillologie(2)*, le Conseil Héraldique de Bretagne(3)* et le Président d’honneur de la Société des Historiens du Pays de Retz.
1- Organisme institutionnel de recherches pluridisciplinaires / 2 - Science des pavillons et drapeaux / 3 - Science des blasons et armoiries
(*) Ayant compétence sur les cinq départements de la Bretagne historique
Armorier le pavillon d’un « pays » ou d’une entité territoriale historique dans les règles strictes de l’art vexillologique répond à le situer administrativement et historiquement au plus tôt de l’usage héraldique et vexillologique, c’est à dire à la fin du XIe siècle. C’est pourquoi ce drapeau a été crée de la sorte et se compose de la façon suivante :
A - En canton (en haut à gauche) figure l’écu en bannière héraldique et traditionnel du Retz « or à croix de sable » (jaune à croix noire). Celui-ci est bordé de blanc pour en améliorer la visibilité.
B - En fond, un champ blanc chargé en son centre d’une croix de « sable » (noire).
C - Dans chacun des trois autres quartiers figurent cinq mouchetures d’hermine disposées en « trois et deux ».

A - La présence du canton armorié du Retz indique l’importance de son rang et sa place à part entière dans l’histoire de la Bretagne. En l’an 851, le traîté d’Angers signé entre Francs et Bretons reconnaît définitivement l’appartenance des pays de Retz, de Nantes et de Rennes au royaume breton. Du XIe au XVIe siècle, sa situation stratégique de marche (frontière) méridionale de la Bretagne en fait l’une des premières et des plus puissantes seigneuries du duché breton et jouit de la dignité enviée de doyenneté des baronnies de Bretagne. Il sera érigé en vicomté, comté puis en duché en 1581 et siègera aux états de Bretagne jusqu'à la révolution de 1789.
B - La croix noire centrale rappelle la paroisse et la ville de Sainte-Croix (qui laissera place au nom de Machecoul en devenant l’un de ses quartiers) dont Harscoët de Sainte-Croix, seigneur de Retz et vassal des ducs bretons Alain III, Conan II et Hoël ; en fera la véritable capitale du Pays de Retz au début du XIe siècle. C’est cette « sainte croix de sable » qui servira de trame héraldique aux seigneurs de Retz.
Cette croix noire sur fond blanc rappelle également le premier drapeau adopté par toutes les seigneuries de Bretagne en 1188 lors de la troisième croisade, en accord avec le Pape et les différents souverains participant à l’expédition.
C - Les cinq mouchetures d’hermine précisent que le Pays de Retz fait partie de l’évêché de Nantes qui est l’un des cinq évêchés bretons de langue gallo et française.
Elles précisent également qu’il fait partie intégrante de la Loire-atlantique (anciennement Loire-inférieure) qui est l’un des cinq départements issus du découpage de la province de Bretagne en 1790.
C’est aussi un hommage héraldique rappelant le fait peu connu suivant: en 1237, le duc de Bretagne Pierre de Dreux dit « Mauclerc » à qui l’on doit l’apparition des mouchetures d’hermine dans les armoiries de Bretagne, après avoir abdiqué de son titre de duc, devint par mariage seigneur de Machecoul, capitale Historique du Pays de Retz.
L’association du canton armorié du Retz aux mouchetures d’hermine (pratique adoptée dès le XVIe siècle, notamment par les ports et la marine du duché puis de la province) est empruntée au drapeau de la ville et du pays de Nantes, capitale historique de la Bretagne, qui est toujours en vigueur.
Ce drapeau rappelle l’appartenance plus que millénaire du Pays de Retz au royaume, au duché puis à la province de Bretagne, ainsi qu’au comté nantais et au département de la Loire-Atlantique.
Cette appartenance ne fut remise en cause, ni par les rois de France après le traîté d’union du duché de Bretagne au royaume de France en 1532, ni par les députés de l’Assemblée Nationale Constituante lors de la création des départements en 1790.
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